Arbres Patrimoniaux

En septembre 1997, le Comité d’embellissement Saint-Augustin Fleuri mit sur pied un projet intitulé « Hommage  aux arbres vétérans ». Le but de ce projet était de sensibiliser les gens au patrimoine et à la protection des arbres anciens. Les raisons pour lesquelles le projet fut fondé sont :

  • diffuser de l’information sur le rôle des arbres
  • encourager les efforts de la municipalité pour l’entretien des arbres
  • sensibiliser la population pour la protection des arbres

Depuis la naissance de cette idée, plusieurs arbres ont eu droit à un traitement de faveur. De 1998 à 2000, vingt arbres ont été listés comme « vétérans » et furent intégrés au circuit régional de cyclisme empruntant la « Route des fleurs ». La popularité de ces êtres leur amena une appellation différente soit celle d’arbres patrimoniaux. Ce titre permit l’identification des individus à l’aide de plaques bien distinctives.

Depuis ce temps, plusieurs changements furent apportés à la liste. Des arbres disparurent ou d’autres perdirent leur identification. De ce fait, seulement une quinzaine d’ arbres sont identifiables.

L’apogée du projet se faisait connaitre par la création d’un parcours empruntant les voies publiques permettant d’y voir chaque spécimen. Aujourd’hui avec l’aide de la technologie, nous pouvons visiter si facilement chaque individu sans même se déplacer. C’est pourquoi le Comité d’embellissement de la ville de Saint-Augustin-de-Desmaures vous invite cordialement à suivre ce parcours sous forme de visite guidée via le texte suivant.

Bonne visite !

Première station

4827, rue Saint-Félix : http://g.co/maps/2tg68

On peut y observer un joli chêne rouge. Le chêne rouge d’Amérique (Quercus rubra) est un arbre appartenant à la section des chênes rouges. Le chêne rouge est un arbre caduc monoïque à croissance rapide d’une hauteur moyenne de 20 à 30 m, et dont les meilleurs sujets peuvent atteindre 50 m. Il a une longévité d’environ 200 ans voire 500 ans dans des conditions optimales. Le tronc est lisse et gris argenté jusqu’à un âge avancé. Les rameaux brun rougeâtre. Ses grandes feuilles atteignent de 12 à 22 cm en moyenne, se distinguant de celles des chênes caducs européens par leurs 4 à 5 lobes anguleux à extrémité plus ou moins épineuse. En automne, les feuilles virent au rouge, et se maintiennent sur l’arbre une bonne partie de l’hiver. Il fleurit au printemps (avril-mai) sur les jeunes rameaux de l’année. Les fleurs mâles forment d’assez longs chatons pendants. Les fleurs femelles, groupées par deux, sont petites (2 mm), ovoïdes, rouges et pédonculées. Les fruits sont des glands brun-rouge d’environ 2 cm à cupule mince et plate très écailleuse ne recouvrant que la base du gland dont la paroi est recouverte d’un fin duvet. Ils mûrissent sur l’arbre pendant deux ans avant d’arriver à maturité. C’est pourquoi il est possible de voir en même temps, en été ou en début d’automne, des petites fleurs fermées sur les nouvelles pousses de l’année et des fruits mieux développés sur la tige de l’année précédente.

Deuxième station

4839, rue Saint-Félix : http://g.co/maps/qjx6u

Le frêne d’Amérique se tient fièrement devant nous. Le frêne blanc, Frêne d’Amérique ou Franc Frêne (Fraxinus americana) est un arbre de la famille des Oleaceae. Il s’agit de l’espèce la plus répandue des Oleaceae en Amérique du Nord. Le frêne d’Amérique atteint une taille de 30 mètres pour un tronc de 1 mètre de diamètre. Le tronc est garni d’une écorce grise cannelée sur la longueur. Les feuilles, longues de 20 à 25 cm, sont imparipennées et possèdent en général 7 folioles. De forme ovée, les folioles mesurent 7 à 12 cm. Les fleurs sont dépourvues de pétales. Arbre dioïque, les fleurs mâles et femelles s’ouvrent sur des pieds distincts. Le fruit est une samare ailée longue d’environ 4 cm. L’aile est deux fois plus longue que la samare. Le fruit murit en octobre et la graine germe au printemps qui suit.

Troisième station

112, rue du Brôme : http://g.co/maps/eg7np

Ici vous pouvez y observer un spécimen d’ostryer de Virginie. L’Ostryer de Virginie (Ostrya virginiana) est un arbre de la famille des Betulaceae apparenté au Charme-houblon. Elle est l’une des 8 espèces du genre Ostrya et la seule espèce du genre présente au Canada. L’Ostryer de Virginie est aussi connu sous le nom de Bois de fer, Bois dur, et de Bois à levier. Le bois de l’Ostryer de Virginie est reconnu pour la fabrication des manches d’outils, des leviers et des essieux. C’est un bois réputé infendable.

Quatrième station

325, route 138 : http://g.co/maps/t597a

L’orme d’Amérique est ici identifiable (près de la clôture). L’orme d’Amérique ou orme américain (Ulmus americana) est un orme qui pousse notamment dans la vallée du Mississippi, en Nouvelle-Angleterre et dans l’est du Canada, jusqu’au 48e parallèle environ. C’est l’un des symboles de l’État du Massachusetts aux États-Unis d’Amérique. On appelle aussi cette espèce, orme à larges feuilles.

Cinquième station

355, route 138 : http://g.co/maps/er8b7

En bordure de cette maison, nous pouvons apercevoir un érable à sucre. L’érable à sucre (Acer saccharum) est un arbre nord-américain de la famille des acéracées, qui peut vivre jusqu’à 250 ans. Sa feuille apparaît sur le drapeau du Canada. L’érable à sucre est un arbre pouvant atteindre 35 m de hauteur, et exceptionnellement jusqu’à 45 mètres (150 pieds). Les feuilles caduques de 8 à 15 cm de long et autant de large ont 3 à 5 lobes palmés se terminant en fine pointe et persistent tard dans la saison. Les lobes inférieurs sont relativement petits, tandis que les supérieurs sont plus grands et profondément entaillés. À la différence de l’entaille angulaire de l’érable argenté, les entailles des feuilles d’érable à sucre ont tendance à être arrondies à l’intérieur. Les couleurs d’automne apparaissant lors de l’été des Indiens sont souvent spectaculaires, allant du jaune vif à l’orange fluorescent et au rouge orangé. Les feuilles et les bourgeons sont pointus et bruns. Les fleurs sont en corymbes de 5 à 10 fleurs, jaune-vert et sans pétales; la floraison a lieu au début du printemps après 30 à 55 jours de croissance. Le fruit est une disamare dont les ailes mesurent 1 à 2 cm et portent deux graines globuleuses tombant de l’arbre en automne.

Sixième station

226, rang des Mines : http://g.co/maps/242y2

Ici un bosquet de mélèzes est facilement visible. «Mélèze» est en fait un nom vernaculaire ambigu en français. On appelle « mélèze » divers arbres des régions tempérées de l’hémisphère nord. Ils font partie de la famille des Pinaceae. Ils atteignent facilement 20-45 mètres de haut. Le mélèze perd ses aiguilles en hiver, a une masse de 600kg au mètre cube et c’est un bois mi-dur et hétérogène avec l’aubier apparent. Il est très apprécié en menuiserie, charpente et utilisé dans la construction de chalets.

Fait à noter, un mélézin est une forêt dominée par des mélèzes. On trouve des mélézins naturels, essentiellement dans des conditions climatiques difficiles (montagne, hautes latitudes) et sur des terrains remaniés, avant l’installation des essences climaciques. On trouve également des mélezins artificiels, qui nécessitent l’intervention humaine pour se maintenir. En effet, les mélèzes étant des espèces de lumière, ils supportent mal la concurrence des espèces d’ombre là où elle existe.Du fait de la chute de ses aiguilles caduques en automne, le mélézin a un sous-bois unique, le sol est recouvert d’une moquette d’aiguilles orange. Cette quantité d’aiguilles est une mine d’or inespérée pour les fourmis rousses, dont le nid en est essentiellement composé. On peut observer des dômes de fourmilière dépassant souvent 50 cm et mesurant jusqu’à plus de 150 cm.L’écureuil est aussi un pensionnaire du mélézin, il y trouve le gîte et le couvert. Il fait son nid dans les mélèzes et en mange les graines. L’écureuil, contrairement à ce qu’on pourrait penser, stocke beaucoup plus de graines que besoin, car il ne se souvient pas de toutes ses cachettes. Les réserves oubliées deviennent de futurs mélèzes.

Septième station

286, rang des Mines : http://g.co/maps/h5fw7

Le saule un arbre si majestueux, peut être observé ici. Le saule (Salix) est un genre d’arbres, d’arbustes, d’arbrisseaux de la famille des Salicacées (Salicaceae). Il comprend 350 espèces environ, réparties à travers le monde, principalement dans les zones fraîches et humides des régions tempérées et froides de l’hémisphère nord. Les feuilles sont caduques, alternes, ovales ou lancéolées. Les fleurs sont réunies en chatons dressés mâles ou femelles, portés par des pieds différents (plantes dioïques). Chaque fleur est portée par un nectaire, qui correspond au périanthe, et protégée par une bractée ciliée. La fleur mâle, minuscule, comporte 2 à 5 étamines. La fleur femelle ne comprend qu’un seul ovaire, uniloculaire mais à deux carpelles. Les fleurs femelles fécondées forment des capsules à deux valves, qui libèrent des graines cotonneuses. Les saules peuvent être anémophiles (pollinisés par le vent) ou entomophiles (pollinisés par les insectes). Les nombreux hybrides rendent souvent la détermination difficile. La plupart des Saules se couvrent à l’automne d’une cire blanche qui les protège pendant l’hiver. Comme toutes les cires, cette cire est hydrophobe, c’est-à-dire qu’elle ne laisse pas passer l’eau. Cette propriété protège l’arbre de la déshydratation pendant l’hiver, mais rend aussi la respiration plus difficile. Pour résoudre ce problème, l’arbre est équipé de lenticelles.

Station finale

Bien évidemment, une foule d’autres arbres patrimoniaux sont identifiables dans la ville. Pour vous y aider, le comité les a marqués d’une affichette métallique. De plus, voici leur emplacement cartographié. Chaque emplacement correspond à la description de l’arbre subséquente.

(Carte)

En espérant que vous avez aimé votre visite, le Comité d’embellissement St-Augustin fleuri de la ville de Saint-Augustin vous laisse maintenant la chance de participer au «Concours Xylémien» en complétant le coupon de participation disponible à la  Bibliothèque Alain-Grandbois : http://g.co/maps/uge4b .